Chaulnes

Le déplacement des troupes n’a jamais été de tout repos. Suivons le déplacement en 1916 du 1er Régiment de Marche de Zouaves stationné à Nouvron dans l’Aisne vers Chaulnes

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Le déplacement des troupes

Le 26 septembre 1916
Quitte le plateau de Nouvron s’arrête deux jours à Laversine (02)

Le 28 septembre 1916
• Quitte Laversine en Camion pour la gare de Crépy-en-Valois (60)
• Embarquement à 5h00 du matin à Crépy-en-Valois.
• Arrivée à 16h00 au camp d’entrainement de Crèvecœur-le –Grand (60)

Le 14 octobre 1916
• De 8h00 du matin à 3h00 de l’après-midi déplacement en camion jusqu’à
• Stationnement à Harbonnières la nuit du 14 au 15 octobre.

Le 15 octobre 1916
Le soir prennent tout leur barda pour se rendre en 1ère ligne vers Chaulnes.
Soit une marche de 3 à 4 km.

Du 15 au 25 octobre 1916
Sont en 1ère ligne.

Le 25 octobre relève de nuit
• Rassemblement à Harbonnières en passant par Caix, le tout à pied.
• A Caix des camions les attendent pour Villers-Tournelle.
• Depuis le 20 octobre ils sont pratiquement sans sommeil et sans manger.

A cette époque les permissions sont rares, et souvent très courtes.
Comme on le voit l’univers de Marcel Le Guen comme de ses camarades n’était pas de tout repos. Les transports étaient pas toujours justes, les attentes longues, et la destination en général non communiqué.

Les périodes de repos étaient souvent inexistantes car lorsqu’il était au repos il y avait toujours des corvées à faire. Tel que le maniement des armes, marchez au pas, nettoyer les casernements, revue du paquetage, revue de l’uniforme, des armes. Exercices et revues imposés dans les cantonnements, mais aussi les corvées d’eau pour le cantonement.

Heureusement que nos soldats sont de bonne constitution, car tout ces déplacement à pied avec sur le dos leur barda, ce n’était pas toujours facile.
Le barda du soldat français fait 30kg, et se compose de 59 pièces.
Il faudra attendre le deuxième trimestre de 1917, pour que les soldats bénéficient d’un repos complet de 3 jours et d’un certain confort dans les cantonnements.

La vie en première ligne, lorsque l’on n’est pas de garde c’est aussi le nettoyage des tranchées, la corvée de la soupe pour les copains, sans parler de creuser des tranchées. Mais aussi poser des barbelés, transporter des munitions.
En fait le principe de base est que le soldat doit toujours être occupé.