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Discours de M. Le Maire lors de la visite de...

Discours de M. Le Maire lors de la visite de...

27 novembre 2014


Monsieur le Délégué de la Catalogne : Marti Anglada i Birulés
MM. Les Maires
M. le Président du Souvenir Français,
Cher docteur Seta,
Chers Amis,

Habituellement, lorsque nous recevons des visiteurs à Belloy,
ils s’étonnent de trouver dans notre petit village, une rue de Barcelone et une rue de Catalogne.
Comment est-ce possible ? La Catalogne, Barcelone, c’est loin de la Picardie…

Et, à chaque fois, c’est une grande satisfaction pour nous que d’expliquer que si la Catalogne est éloignée géographiquement elle est toute proche de notre cœur car, en 1916, nombreux furent les légionnaires catalans qui donnèrent leurs vies pour libérer Belloy. De plus, lorsqu’après la guerre, le temps de la reconstruction fut venue, la ville de Barcelone ne nous oublia pas et son aide ne fut pas seulement financière : elle nous aida à espérer de nouveau en l’avenir.

Le souvenir du poète américain Alan Seeger qui rencontra la mort le 4 juillet 1916 lors de l’offensive sur Belloy, est indissolublement lié à l’histoire de notre village. Mais nous n’oublions pas non plus le sacrifice de l’écrivain catalan Camil Campanya, mort le même jour et dont le corps ne fut jamais retrouvé. Peut-être se trouve-t-il dans l’ossuaire de la nécropole de Lihons où repose Alan Seeger et nombre de légionnaires ? Peut-être se trouve-t-il encore quelque part dans l’un de nos champs ?
Ce 4 juillet, la Légion perdit près de 900 hommes dont de nombreux Catalans.

Les habitants de Belloy ne l’oublieront jamais.

Quelques jours avant l’attaque, Camil Campanya écrivait à ses proches :
« Je vous écris à la diable et seulement pour vous dire que sous peu, le clairon nous donnera le signal de sortir en rase campagne pour nous battre … J’espère faire de mon mieux pour m’égaler à mes frères catalans, c’est à dire mettre le nom catalan à la place qu’il convient. S’il le faut, je donnerai la dernière goutte de mon sang. »

Les liens tissés par de tels hommes avec votre pays sont
indissolubles. C’est vous dire l’émotion avec laquelle nous vous recevons aujourd’hui. M. le délégué, madame... vous êtes ici chez vous !