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Fontaine les Cappy

Fontaine les Cappy

Marie-Emile Fayolle est né au Puy en 1852. La ville du Puy, aujourd’hui le Puy en Velais est une ville essentiellement tourné vers les pèlerinages. Son père est fabricant de dentelles, il en devient même un des principaux représentant de cette industrie. Tout ceci pour expliquer son enracinement au sol et son éducation religieuse. Sa mère, originaire des Cévennes, décéda à la fin de l’année 1916. Emile l’assista dans ces derniers moments.

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Marie-Emile Fayolle

Elève au petit séminaire, la guerre de 1870 lui donna comme a de nombreux jeunes de l’époque la vocation militaire. Il rentre à polytechnique en 1873, 2 ans après Foch.

Sorti lieutenant au 16ème d’artillerie, il est nommé capitaine en 1882. Pendant 6 ans il est instructeur au 36ème régiment d’artillerie, puis devient professeur à l’école de guerre en 1889, ou il retrouve le lieutenant colonel Foch qui enseignait la tactique générale, mais aussi Pétain qui enseignait l’infanterie. Il devient professeur titulaire en 1900. Il préconise la concentration de feux, mais aussi l’obstacle qu’ils dressent devant une progression.

Il devient lieutenant colonel en 1902, et colonel en 1907. Il prit le commandement du 36ème régiment d’artillerie en 1908, puis devient général de brigade 1910. Il est nommé à la tête de la 19ème brigade à Vincennes. Mais, l’âge de la retraite venant, il ne sera jamais nommé général de division, de nombreuses voix s’élevant contre. Il passe alors le 14 mai 1914 en cadre de réserve. Il part alors s’installer à Clermont le pays de sa femme. Lorsque la guerre éclate, il est en retraite et il cultive les roses.
Il est affecté au commandement de la 139ème brigade, puis rapidement le 13 aout 1914, il est placé à la tête de la 70ème division de réserve. Cette division dotée d’une artillerie exceptionnelle, faisait partie de la 2ème armée de Castelnau.

Déjà à ce moment, un problème se pose. N’ayant pas été nommé général de division comment peut-il avoir le commandement d’une division ?

Cependant lors des combats du 24-25 aout 1914, la 70ème division s’est couverte de gloire. D’ailleurs à la suite de ces combats, on parlait de la division Fayolle et non plus de la 70ème division.

Le 11 octobre 1914, Fayolle est nommé commandeur de la légion d’honneur.
Evidemment, il faut remettre les éléments à leur place et le 13 mai 1915, le général Fayolle est nommé mais à titre temporaire général de Division. Comme lors de son départ à la retraite cette nomination fut acceptée du bout des lèvres. En fait depuis sa retraite, le général Fayolle appartient au cadre de réserve, et le règlement n’avait pas prévu en pareil cas l’avancement. Les bureaux après quelques hésitations daignèrent y consentir.

Lors de l’offensive d’Artois, de nouveau la division Fayolle s’illustre (citation du 2 juin 1915).

Il est alors nommé en remplacement de Pétain, le 21 juin 1915, à la tête du 33ème CA, tout en étant que général de division. Mais il remplit là toujours très bien son devoir. Il travaille avec Balfourier, et en septembre 1915, il prépare et exécute une opération sur Vimy et Souchet.

Il est placé, à titre provisoire, à la tête de la 6ème armée le 25 février 1916 lors de la réunion de Chantilly à l’hôtel du grand Condé. Il a sous ses ordres le 20ème CA de Nancy avec Balfourier, le 1er CAC de Berdoulat et le 35ème CA de Jacquot.

Le 25 mars 1916, à Amiens, il est nommé général de division à titre définitif, lors de sa rencontre avec Foch.
Quel décalage, ou la reconnaissance et la politique s’en mêle. N’oublions pas que Fayolle est un clérical et que depuis la séparation de l’église et de l’état la lutte cléricale et anticléricale se poursuit même au sein de l’armée, et j’oserai dire encore plus.
Fayolle choisi comme second le colonel Duval. Intelligence lucide et rapide à qui rien des problèmes compliqués de la guerre moderne n’est étranger.

La bataille de la Somme, va révéler sa technique : l’artillerie prépare, l’infanterie occupe. Pétain l’avait déjà appliqué au 33ème CA.

Le 8 octobre 1916 Fayolle était élevé a la dignité de grand officier de la légion d’honneur avec citation.

Fayolle Marie-Emile, général de division commandant une armée :
Commandant d’armée dans un secteur d’attaque, a fait preuve, dans la préparation et l’exécution des opérations offensives, des plus belles qualités militaires. Joignant à la ténacité dans l’effort une compréhension exacte des nécessités de la guerre actuelle, a obtenu sur l’ennemie de remarquables succès, par la mise en œuvre méthodique d’une supériorité technique en plein développement. (Croix de guerre).

En décembre 1916 Fayolle quitte la VIe armée pour être remplacé par le général Mangin, et il prend la tête de la 1ère Armée. A ce moment la retraite Allemande commençait et Fayolle soutenu par Franchet d’Espérey demanda d’attaquer cette retraite Allemande. Le grand quartier n’y crut pas. La retraite Allemande s’effectua sans être bousculé.

En mai 1917, il est nommé à la tête de la IVème armée, suite à l’arrivée de Pétain comme général en chef.
En 1917 le 18 novembre il part pour l’Italie en soutien de l’armée italienne.
Le 8 février 1918, il est rappelé d’Italie et il est mis en réserve.de commandement.

Le 25 mars 1918, il prenait le commandement de toutes les forces françaises et britanniques de Barisis à Péronne.

Le 10 juillet 1918, Fayolle est promu grand croix de la légion d’honneur, avec citation. Elle lui sera remise par le président de la république lui-même.

Le 21 octobre 1919, il reçoit la médaille militaire avec 5 palmes. Citation : Merveilleux soldat qui depuis 1914 n’a cessé de lutter contre l’ennemi. En 1918, l’a saisi à la gorge et a pris une part prépondérante à la victoire. A dirigé les opérations de ses armées avec une sureté de jugement, une décision et un sens des réalités, incomparables. A les plus beaux titres à la reconnaissance du pays.
En dehors d’honneurs officiels c’est Foch qui lui fit lors d’une séance des anciens élèves de polytechnique.

En 1920, le général Fayolle est nommé au conseil de la guerre ou il y exerce les fonctions d’inspecteur général de l’aéronautique.

Le 19 février 1921 il est élevé au rang de Maréchal de France, et c’est avec ce titre qu’il est chargé d’une mission au Canada pour exprimer la gratitude de la France pour son aide pendant la grande guerre.

Il décède le 27 août 1928, à Paris. Des obsèques nationales sont organisées, et il est inhumé aux Invalides, sous la 8ème arcade du tombeau des gouverneurs.

Fayolle en pleurs, Fayolle en colère.

Fayolle en pleurs.
C’est en Lorraine alors qu’il commande la 70ème division, après la retraite de Morhange qu’il doit avec son artillerie arrêter la progression allemande. Fayolle mis ses batteries en marche et ne recula point. C’était le 25 août 1914, juste avant la bataille de Proyart, la journée avait été rude et les pertes nombreuses. Fayolle visita le champ de bataille le soir et il pleura.

Fayolle en colère.
C’est dans la Somme. Fayolle est passionné des fleurs et en particulier des rosiers. Pour sa détente, son chef d’état major, le colonel Duval qui le connaissait bien lui avait aménagé un parterre de roses devant son poste de commandement. Un morceau de terrain de rien du tout mais qui suffisait à Fayolle et qui permettait à Fayolle de prendre un peu de repos en voyant ses rosiers. Un jour, il ne vit plus ses roses, un maladroit les avait effeuillées. Le général Fayolle entra dans une grande colère ou les uns et les autres ne savaient plus ou se mettre.

Pour Fayolle, la préparation vaut ce que vaut l’observation. Il faut réaliser une destruction méthodique des obstacles devant les troupes L’artillerie prépare et l’infanterie occupe cette formule sera également celle de Pétain pour le 33ème corps. Cette préparation d’artillerie est bénéfique à l’avancement des soldats, mais reste très difficile à gérer quant au transport de la grosse artillerie. Cette préparation génère d’ailleurs l’avancée rapide des troupes.

La réaction allemande au système Fayolle a été d’annihiler les obstacles par la mise hors de combat des effectifs avec les nappes de gaz et obus toxiques à l’ypérite.

L’état major sera à Boves et le poste de commandement sera établi à Clermont sur l’Oise. Le poste de Commandement sera transféré à Méricourt lors de la mise en place du front. L’état major du 35ème CA prend son poste de combat le
25 juin. Le 28 juin le poste de commandement des deuxièmes lignes est installé à Chuignolles.

Les deux chefs que sont Fayolle et Foch s’opposent sur la façon de conduire les opérations du front de la Somme. Foch veut aller de l’avant malgré les échecs de 1915, tandis que Fayolle préfère un tir d’artillerie poussé d’abord avant une attaque d’infanterie.

Berdoulat

Berdoulat est né le 29 juillet 1861 à Pinsaguel (Haute Garonne) il s’engage le 20 octobre 1879 au 57ème Régiment d’infanterie colonial : capitaine le 20 mai 1893, commandant le 30 mai 1900, colonel le 12 juin 1903, général de brigade le 18 mars 1913, il dirigeait les troupes coloniales au ministère de la guerre
Dans les premiers mois de la guerre il commande une brigade d’infanterie et le 11 novembre 1914 il dirige une division de réserve. Le 1er mai 1915 il est placé à la tête du 1er corps colonial.
Il est promu Commandeur de la légion d’honneur le 13 juillet 1915 et le 19 juillet 1917 il dirige un corps d’armée.

Micheler Alfred

Micheler Alfred est né en 1861 d’une famille alsacienne à Phalsbourg. Son père est mort général de division à Grenoble. Il sort premier de l’école des maréchaux. Il est colonel du 29e régiment infanterie à Autun avant la guerre comme chef d’état major du 6ème corps. Nommé général de brigade en décembre 1914 il remplit alors les fonctions de chef d’état major de la 1ère armée. Nommé général de division en juillet 1915 à la tête de la 53ème division d’infanterie. Il passe le 28 mars 1916 à la tête du 38ème corps d’armée. Il est alors appelé par le général Foch comme général adjoint puis il est nommé à la tête de la 10ème armée. Il reçoit la cravate de commandeur de la légion d’honneur pour ses actes sur l’offensive de la somme
Le général Micheler a eut deux frères, l’un blessé à sedan décède colonel et l’autre commandant de corps d’armée a été blessé en Argonne.