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L’avant guerre

L’avant guerre

Nous sommes sous la IIIème république qui a débuté en 1870.

Le problème des territoires d’Alsace-Lorraine est toujours omniprésent et celui des colonies françaises et allemandes n’est toujours pas tout à fait réglé.

- En mars 1905 le Kaiser se rend au Maroc. Il en suivra la conférence d’Algésiras (Espagne) en 1906 où la France, soutenue par l’Angleterre, obtient le droit de se maintenir au Maroc à condition d’aider la population, d’organiser l’armée et la police, ceci conjointement avec l’Espagne.

- En avril 1911, des troubles au Maroc menacent le sultan. La France envoie des troupes à la demande du sultan. L’Allemagne qui voit dans cette ingérence une occupation française, décide en juillet 1911, d’amener une canonnière dans le port d’Agadir. L’Angleterre soutient la France, et l’Espagne soutient l’Allemagne. En août 1911, l’Allemagne demande à la France de lui céder l’Afrique équatoriale en échange de son retrait du Maroc.

- Le 4 novembre 1911, un accord est trouvé par Joseph Caillaux pour garder le protectorat français sur le Maroc. La France cède à l’Allemagne un morceau de territoire du Congo voisin du Cameroun colonie Allemande.

- Le 13 janvier 1912, Poincaré est nommé président du conseil. Lors de son investiture, il prône de créer un statut aux fonctionnaires, un impôt sur le revenu et de renforcer l’armée et la marine.

- Le 13 mars 1912, une ligue Balkanique est crée pour affirmer la présence des serbes. La Russie soutient le projet pour affaiblir l’Autriche-Hongrie.

- Le 17 octobre 1912, la Bulgarie, la Serbie, la Grèce, et le Monténégro déclarent la guerre à la Turquie, encouragés par la défaite turque devant l’Italie.

En 1912, Poincaré Président du conseil (le) lors d’un voyage en Russie demande au tsar de construire une voie ferrée jusqu’à la frontière allemande. Poincaré a promis à la Russie, un emprunt pour soutenir ces travaux. L’instauration d’un isoloir pour voter a été mise en place en 1912 à l’initiative du Président de la République Armand Fallières.

Après avoir été élu président du conseil en 1912, Raymond Poincaré est élu président de la république le 17 janvier 1913. Il est ovationné par la foule.

Ainsi un esprit belliqueux régnait, insufflé par le président Poincaré et ainsi que par son ministre des affaires étrangères Mr Delcassé.

Une proposition de loi, portant le service militaire à 3 ans au lieu de 2, est inscrite le 4 mars 1913. La loi est votée le 16 juillet 1913 par le parlement et le 7 août par le sénat. Cette loi vient contrer celle votée le 30 juin 1913, par l’Allemagne qui souhaite augmenter ses effectifs.

31 mai 1913, traité de paix des Balkans.

Mais la guerre reprend et c’est seulement le 10 août 1913 qu’un accord est trouvé.

Face à cela Jaurès tente de s’opposer, mais il manque parfois de lucidité. Comme son idée de rallier les ouvriers allemands à une grève générale. De plus, il n’est pas toujours bien informé des événements.

Pourtant le 2 décembre le gouvernement présidé par Louis Barthou, un fidèle de Poincaré est renversé, au nom des modalités fiscales sur un emprunt de 1,3 millions de francs pour financer les dépenses militaires.
La charge a été menée par Caillaux.

Doumergue remplace Louis Barthou jusqu’aux élections législatives au printemps 1914.

Décembre 1913, en Angleterre Winston Churchill, nouveau lord de l’amirauté, déclare à la Chambre des Communes : « Si l’Allemagne construit 2 cuirassiers, nous en construirons 4 et 6 si elle en construit 3. »

La presse française applaudit.

En janvier 1914, on ne se bat plus dans les Balkans. Une société secrète la main noire, soutenue par l’armée serbe, agit pour une indépendance Serbe.

Puis début 1914, chacun fait bonne figure. Un voyage en Russie est même programmé pour juillet 1914. Départ prévu le 15 juillet 1914.

Février 1914 : Un nouvel emprunt russe est mis en place. A cette date les emprunts russes représentent 61,1% de l’ensemble des créances françaises sur l’étranger et représentent 36,4 milliards de francs dont 11,4 milliards garantis par le gouvernement tsariste.

Mais se sont les élections en France et Caillaux fait campagne contre la loi des trois ans. L’armée soutient cette loi des trois ans, et Joffre chef d’état major de l’armée depuis 1911, adepte de l’offensive à tout prix et de l’attaque à outrance imagine une guerre courte. Pétain met pourtant cette manœuvre en cause en démontrant la puissance de feu allemand, (mitrailleuse, canon lourd, obus à fragmentation). Il est alors comme d’autre suspecté de défaitisme.

Si Jaurès depuis longtemps fait l’objet d’attaque, Caillaux a été épargné. Peu avant les élections fixées au 26 avril 1914 et au 10 mai 1914, Caillaux devient la cible principale. Il est accusé d’avoir pactisé avec les allemands en 1911, en négociant un traité de paix sur les colonies. On l’accuse aussi d’inquisiteur fiscal puisque c’est lui qui créa l’impôt sur le revenu.

Ce sont les lettres de M. Caillaux, écrites à sa première femme, qui publiées dans le Figaro de M. Calmet décide Madame Henriette Caillaux de tuer ce dernier pour venger son mari. Caillaux doit démissionner

Mais malgré cela les électeurs ne suivent pas Poincaré, qui soutient la loi des trois ans et s’oppose à l’impôt sur le revenu. En fait ils soutiennent l’instauration de l’impôt sur le revenu mais pas la loi des trois ans.

Poincaré décide de mettre Viviani au pouvoir, mais celui-ci n’arrive pas à constituer de gouvernement. Il demande alors à Ribot (72ans) de constituer son gouvernement avec Delcassé à la guerre. Mais la Chambre refuse ce gouvernement. Jaurès tout puissant pense avoir gagné, mais Poincaré propose de nouveau Viviani comme Chef de gouvernement. La chambre lasse de cette vacance de pouvoir accepte. Alexandre Ribot sera à 75 ans à nouveau Président du conseil de mars à septembre 1917, en plein échec de Nivelle.

Le nouveau gouvernement est constitué le 16 juin 1914 et l’application de la loi des trois ans ne sera pas remise en cause.

Le 19 juin 1914, le parlement vote la levée d’un emprunt de 800 millions de francs pour l’armement.

Pendant ce temps un Serbe, Gavrilo Princip rêve d’un royaume pour la Serbie. Le 28 juin 1914, il assassine l’archiduc François Ferdinand, héritier du trône de l’empire austro-hongrois. La culpabilité du gouvernement Serbe paraît engagée déclare-t-on à Vienne.

Le 2 juillet 1914, l’armée française décide d’adopter un uniforme gris bleuté moins voyant et cela après de nombreuses tentatives de coloris.

Le 3 juillet 1914, le sénat adopte l’impôt sur le revenu.

Poincaré quitte la France le 11 juillet pour un séjour en Russie du 16 Juillet au 20 juillet 1914.

Pendant ce temps en France, un rapport explique que le seul canon opérationnel est le 75, pas d’artillerie moderne, pas de canon lourd.

Clémenceau a lancé : « Nous ne sommes ni défendus, ni gouvernés ». Clémenceau deviendra président du conseil en novembre 1917.

Le 19 juillet à Vienne l’ultimatum pour Belgrade est arrêté.

Le 20 juillet, madame Caillaux comparait devant les assises. Le Président est toujours en Russie où le tsar malade (il est hémophile) est sous la coupe du mage Raspoutine.

Le 21 juillet, la Grande Duchesse Anastasie déclare lors d’un dîner :
« la guerre va éclater, il ne restera plus rien de l’Autriche, vous reprendrez l’Alsace et la Lorraine. Nos armées se rejoindront à Berlin. L’Allemagne sera détruite ».

Poincaré quitte la Russie le 23 juillet. En pleine mer, alors qu’il se dirige vers Stockholm, il est informé de l’ultimatum des Autrichiens à Belgrade.

La réponse à cet ultimatum doit avoir lieu pour le 25 juillet à 18h.

Trop tard pour réunir une conférence, la Russie a déjà donné sa réponse.

- Le 25 juillet, l’Autriche rompt ses relations diplomatiques avec Belgrade. Poincaré décide de rentrer en France.

- Le 28 juillet 1914, l’empire austro-hongrois entre en guerre contre la Serbie.

- Le 31 juillet 1914, le roi des Belges Albert 1er convoque le conseil des ministres et contre leur avis décide la mobilisation générale.

- Le samedi 1er août 1914, l’ordre de mobilisation est donné malgré un avis défavorable du conseil des ministres. C’est ce même samedi à 19h30 que l’Allemagne déclare la guerre à la Russie.

- Le 2 août l’Allemagne, envahit le Luxembourg et adresse un ultimatum à la Belgique. La déclaration de guerre de l’Allemagne à la France est officielle le 3 août 1914.

- 4 août 1914 : l’armée Allemande pénètre en Belgique (obsèques de Jaurès en France).

- 5 août 1914, les USA déclarent leur neutralité.

- 12 août 1914, l’Angleterre et la France déclarent la guerre à l’Autriche-Hongrie.

- 23 août 1914, le Japon déclare la guerre à l’Allemagne.

- 26 août 1914, Viviani démissionne et forme un gouvernement de défense nationale. Joffre rencontre French à Saint-Quentin.

- 27 août les forces françaises et anglaises occupent le Togo Allemand.