Pertain

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Georges Guynemer dans la Somme

Georges Guynemer de l’escadrille des cigognes sur ses avions successifs, qu’il appela toujours « Vieux Charles », passa pas mal de temps à Cachy dans la somme où il s’illustra de nombreuses fois en particulier lors de la bataille de la somme durant l’été 1916. Lui et son escadrille ont permis à l’armée alliée d’avoir, à ce moment, une supériorité manifeste dans les airs.

Il a obtenu de nombreuses victoires homologuées dans la région. L’homologation d’une victoire ne peut se faire que si trois témoins hors de l’escadrille peuvent attester de la victoire. Par conséquent, tous les « as », titulaires d’au moins 5 victoires aériennes, ont en général quelques victoires supplémentaires mais non homologuées.

Les victoires homologuées de Guynemer dans notre région sont donc les suivantes :

• 8 décembre 1915 : Beuvraignes
•14 Décembre 1915 : Noyon
• 3 Février 1916 : Herbécourt puis Carrepuis (2 victoires en 30 mn)
• 5 Février 1916 : Assevillers
• 12 mars 1916 : Thiescourt ( à côté de Lassigny)
• 22 juin 1916 : Rosières (avec Chainat)
• 16 juillet 1916 : Barleux
• 22 Juillet 1916 : Barleux
• 3 Août 1916 : Barleux
• 17 Août 1916 : Grandcourt (à côté de Beaucourt/ancre)
• 18 Août 1916 : Cléry
• 4 Septembre 1916 : Hyencourt
• 15 Septembre 1916 : Estrées Mons (St Cren)
• 23 Septembre 1916 : Erches et Roye (2 victoires en 10 mn)
• 10 Novembre 1916 : Nesle et Morcourt (2 victoires en 15 mn)
• 16 Novembre 1916 : Omiécourt-Pertain
• 22 Novembre 1916 : Saint Christ et Falvy (2 victoires en 15 mn)
• 26 Décembre 1916 : Misery
• 23 Janvier 1917 : Chaulnes et Maurepas (2 victoires en 1 heure)
• 24 Janvier 1917 : Goyencourt et Lignières (2 victoires en 10 mn)

Ensuite Guynemer quittera Cachy pour participer à la défense de Verdun où les allemands avaient concentré plusieurs escadrilles d’aviations.

Guynemer a donc obtenu environ la moitié de ses victoires officielles sur le front de la Somme et il ne fait pas de doute qu’il a survolé à de nombreuses reprises les champs de batailles de la Somme.

l’aviation avec l’escadrille des cigognes

L’insigne de l’escadrille 3, choisi à la mi-1916 à Cachy par le Commandant Brocard, représente une cigogne en vol de profil, ailes basses, qui deviendra la "Cigogne de Guynemer". Cet oiseau, imposé à toutes les escadrilles du groupe de combat 12 ; est l’évocation idéale de l’Alsace à libérer, un vœu fait par l’Aspirant Brocard dès Saint-Cyr.

La représentation de la cigogne "ailes basses" de la 3 a été proposée par un ancien décorateur de l’Opéra-comique affecté à la section de camouflage d’Amiens. C’est l’Adjudant Charles Borzecki, observateur-photographe, qui prépara le pochoir qui permettra de la peindre sur les avions de l’escadrille. Les cigognes peintes étant de couleurs variables.

Créée en juillet 1912 au camp d’aviation de Pau, l’escadrille BL 3 est dotée de Blériot XI-2. Elle est placée sous le commandement du Lieutenant Bellenger, un pionnier de l’aviation militaire française. Après avoir pris part aux manœuvres du 8 au 18 septembre 1912, qui se déroulèrent dans le Poitou, cette escadrille fut envoyée sur le terrain du Champ de Mars à Belfort où elle se trouvait encore, sous les ordres de l’armée d’Alsace, lors de la déclaration de guerre.

Après sa participation à l’offensive sur Mulhouse, l’escadrille quitte l’Alsace pour rejoindre la VIème armée chargée de la défense de Paris.

Contribution à l’essor de l’aviation militaire du général Roques.

En tant que directeur du Génie, il s’occupe à partir de 1906 de la gestion de l’aéronautique naissante. Il est le créateur et le véritable organisateur de l’aviation militaire française. En 1911, année où se déroule le concours d’aéroplanes militaires de Reims – une première mondiale en la matière – qui permet à l’aéronautique française d’acheter « scientifiquement » ses premiers aéroplanes, il décide que les « établissements d’aéronautique » porteraient dorénavant le nom d’« escadrilles » et que les « aéroplanes » seraient désormais appelés « avions » d’après le nom choisi par Clément Ader pour son propre appareil et en hommage à cet ingénieur visionnaire avec lequel il correspond régulièrement. On lui doit également le « carnet d’emploi du temps des pilotes » devenu par la suite le « carnet de vol » encore en usage aujourd’hui.